25/03/2022
Compte rendu (non officiel) du conseil de quartier Dauphine du 24 mars 2009
Le dernier conseil de quartier "délocalisé" de la première saison avait lieu hier soir en l’école polyvalente du 3 bis rue des Belles Feuilles. Une petite trentaine de personnes étaient présentes autour des élus Mesdames ROUSSEAU, BALDINI, LECOUTURIER et SALMAT et Messieurs REDLER et MANO, deux collaborateurs du cabinet du Maire d’Arrondissement et Madame HUNTER du commissariat d’arrondissement.
Pour commencer, après l’approbation du compte-rendu du dernier conseil, Madame ROUSSEAU a fait le point sur les nouveaux horaires de la ligne 22, prolongés jusqu’à 22h30 et le .
Madame BEAREZ BOTTON, conseillère de quartier a signalé le stationnement de véhicules destinés à la fourrière devant le commissariat rue de la Faisanderie. Madame HUNTER a rassuré cette dame "les véhicules partent au plus vite vers le commissariat d’arrondissement".
Concernant la demande d’asphaltage sur la zone pavée du 160 rue de Longchamp, portée par Madame BEAREZ BOTTON, Madame ROUSSEAU a annoncé que "les travaux seront réalisés avant l’été". Madame HUNTER, de son côté, s’interroge sur l’interdiction de stationner à cet endroit et après étude de la question envisage "la restitution du stationnement le cas échéant".
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Le conseil s’est ensuite penché sur le point le plus important de la réunion d’hier au soir, à savoir la vente à la découpe des immeubles 83 avenue Foch, 92 et 94 boulevard Flandrin. Monsieur PICOT (Président de Vélo Cité), qui habite ce groupe d’immeuble comptant 105 appartements dont la moitié de petite taille, s’est d’abord étonné que la mairie d’arrondissement obligatoirement saisie dans ce cas n’ait pas informé les conseillers de quartier qui auraient pu ainsi alerter les occupants. Le nouveau propriétaire, un "fond spéculatif immobilier", ne souhaite bien évidemment pas conserver la fonction locative et après des travaux (création d’un parking) et la mise en place de services, il souhaite revendre avec une jolie marge. Ainsi, selon Monsieur PICOT, les appartements seraient alors proposés entre 10000 et 16000€ du m². Une somme bien évidemment exorbitante pour la plupart des résidents, dont certains sont très modestes. Le Maire de Paris, de son côté, a également été alerté lors du compte-rendu de cette année, ainsi que le Maire d’arrondissement. Les résidents regroupés dans une association ont multiplié les recours "assez limités que leur offre la loi" pour l’instant en vain. Les locataires présents hier soir étaient très remontés de n’avoir pas été informés plus tôt, le temps jouant contre eux car ils n’ont plus que deux mois pour accepter un bail précaire de 6 ans au terme duquel ils devront quitter les lieux. Pour corriger cette erreur, Monsieur REDLER proposera en fin de séance une réunion sur place avec les locataires et les représentants de la Mairie d’Arrondissement. De son côté Madame ROUSSEAU assure que le Député-Maire du 16ème, Claude GOASGUEN "interpellera le Maire de Paris".
Monsieur MANO, adjoint au Maire de Paris prend la parole. Il évoque "une situation bien connue, hélas, par beaucoup de Parisiens". "Depuis 2001, la Ville de Paris, dans la mesure du possible, a procédé à l’acquisition d’un grand nombre d’immeubles représentant environ 9500 logements". Il regrette que AXA, l’ancien propriétaire, comme d’autres compagnies d’assurances, "juge l’investissement locatif pas assez rentable" et se "débarrasse" de ses immeubles. Concernant le rachat donc par la Ville de Paris "la question s’est posée avec cet immeuble […] bien sûr à la condition d’en faire du logement social" mais le coût global ou "appartement par appartement" est trop élevé pour faire jouer le droit de préemption.
Taulé dans la salle, une vieille dame de plus de 80 ans, locataire depuis 40 ans, craint d’être mise à la rue. Monsieur PICOT rappelle que, dans ces immeubles, "il n’y a pas que des grands appartements, il y aussi des personnes qui vivent à 3 dans 17m²". Une grande diversité sociale et beaucoup des locataires ne pourront trouver à se reloger, surtout en ce moment. Monsieur PICOT ne demande pas à la ville de préempter mais attend au moins son soutien.
Monsieur MANO évoque la loi Aurillac, insuffisante selon lui, et suggère aux locataires de négocier "une bonne indemnité de relogement". Monsieur PICOT assure que c’est l’intention de l’association de gagner du temps par voie de justice mais il insiste aussi sur la nécessaire solidarité des élus de l’arrondissement et de Paris, par exemple en bloquant les demandes de permis de construire.
Les locataires ne sont pas satisfaits des réponses de Monsieur MANO qui s’emporte et ironise "je ne doute que Monsieur GOASGUEN va sûrement intervenir auprès du Maire de Paris, mais je m’étonne qu’à chaque fois que je rachète des immeubles il soit contre" et il ajoute "demandez donc à GOASGUEN de déposer un texte de loi interdisant ce genre de vente, il a la majorité pour le faire passer, pas moi".
Le dialogue est dans l’impasse entre l’adjoint au maire et les locataires, dont cette vielle dame très émue qui demande à Monsieur MANO qu’on la "laisse mourir chez elle". Pour beaucoup de locataires l’angoisse est grande et ils essayent de le faire entendre aux élus.
Madame ROUSSEAU intervient "Monsieur MANO le sujet n’est pas de mettre une polémique entre Monsieur GOASGUEN et le Maire de Paris".
Des habitants et locataires font remarquer que le quartier Dauphine se désertifie, n’abritant plus qu’une population très aisée et internationale qui n’y vient pas à l’année. Que cet immeuble est un des derniers îlots de vie de quartier. Une dame interpelle Monsieur MANO "Paris dépense beaucoup d’argent pour la mixité sociale […] mais si les classes moyennes ne peuvent pas se loger il n’y a pas d’équilibre". L’adjoint au Maire de Paris, forcément, bondit sur sa chaise. Mais la dame insiste "vous avez parlé de la loi Aurillac mais vous oubliez que dans cette loi, le locataire peut normalement acheter au prix coûtant son logement, mais ça on ne l’applique jamais et on se contente de proposer un bail de 6 ans au locataire". Monsieur PICOT précise que, sous couvert de travaux et de prestations comme "faire promener les chiens, faire monter des sushi ou une call-girl", les charges vont bien sûr considérablement augmenter.
Madame ROUSSEAU intervient « à chaque fois qu’il y a du logement social, on s’attache à un recouvrement de toutes les classes ».
Monsieur MANO encourage les habitants à "attaquer les décisions vis-à-vis de l’acquéreur". Monsieur PICOT promet qu’il est dans l’intention des locataires de "juridiquement contester la procédure d’information" et que s’ils arrivent à gagner du temps, ils pourront mieux négocier "une meilleure proposition" avec le nouvel acquéreur qui, lui, est pressé. Monsieur MANO promet de négocier un bail de 10 ans pour la vieille dame mais ne pourra pas le faire pour d’autres locataires prévient-il.
L’ambiance est lourde et Madame ROUSSEAU préfère passer aux autres points de l’ordre du jour.
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Madame BALDINI reconnaît les lenteurs du déneigement du carrefour Foch-Malakoff et Poincaré "mais il est vrai qu’il y a eu des chutes de neige nombreuses cette année". Elle insiste "une prochaine fois, n’hésitez pas à nous appeler à la Mairie et à nous le signaler".
Monsieur MOUCHON-TOUZE revient sur l’éclairage de la contre-allée côté impair de l’avenue Foch qui, selon lui, "devrait être revue depuis assez longtemps" et sans cesse repoussée par la Mairie de Paris du fait de son coût qu’il estime à "4 millions d’euros". Il rappelle pour conclure qu’il s’agit "tout de même de l’une des plus belles avenues de Paris". Madame ROUSSEAU rectifie "le coût est de 2,7 millions d’euros" et la demande sera renouvelée cette année encore auprès de la Mairie de Paris.
Madame ROUSSEAU revient ensuite sur les différentes animations des quartiers Dauphine et Chaillot :
- Succès du goûter de Noël
- Très bon accueil des élèves et responsables d’établissements, des conférences sur l’Europe dans les collèges animés par Madame ROUSSEAU,
- Organisation de la chasse aux œufs, Madame ROUSSEAU précise "il y a plusieurs chasses aux œufs organisés sur l’arrondissement et ce n’est pas ‘ma’ chasse aux œufs".
- Un marché de Noël dont le lieu reste à définir,
- Fête des voisins sur le quartier Dauphine.
Madame SALMAT rappelle également l’idée de la création d’un marché bio. Madame ROUSSEAU trouve cette "idée intéressante" et invite les personnes à faire des propositions qu’elle ne manquera pas d’étudier avec bienveillance.
Concernant la commission Transport, le projet avance. Monsieur PICOT souligne l’essor du vélo dans l’arrondissement et Madame ROUSSEAU rappelle à ce sujet le CICA du 30 mars prochain sur ce thème.
Concernant la charte de la Démocratie Participative à Paris elle sera présentée le 4 avril prochain au printemps de la démocratie. Ghislaine SALMAT rappelle que Monsieur BOUAKKAZ propose de venir dans le 16ème, en juin, si Madame DREYFUSS l’y invite. Monsieur SANQUER, directeur de cabinet du Maire du 16ème, rappelle l’attachement de Monsieur GOASGUEN pour les "lieux de concertation" comme les conseils de quartier, les conseils de la jeunesse, etc. Il s’interroge cependant sur l’intérêt de cette charte "est-ce utile de rajouter quelque chose de supplémentaire ?".
Lors des questions diverses, Monsieur PICOT fait remarquer que rien n’est fait pour faire la promotion de l’Europe. Madame ROUSSEAU rappelle les conférences qu’elle a organisées et organisera encore sur le thème et promet que d’autres événements seront organisés.
Monsieur DEMORY rappelle que bientôt on fêtera les 150 ans de la création de l’arrondissement et demande si une célébration est envisagée. Madame ROUSSEAU promet que cela devrait être fait.
par Antoine
14:01 Publié dans Dauphine, Vie citoyenne | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : paris, paris 16ème, paris16ème, xvi, 75016, 75116










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